Qui sommes-nous ?

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ADHÉRENTS

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ÉCHASSIERS

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DANSEUSES

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MUSICIENS

Création du groupe

C'est en 1981, grâce à l'engouement de M. Michel Castets, instituteur, fervent défenseur des traditions landaises et gasconnes, que les élèves de sa classe de CM1 de l'école publique de Saint Vincent-de-Tyrosse présenteront, pour la 1ère fois lors de la kermesse de fin d'année scolaire, ce qu'ils ont appris en échasses.

Le TAL "Tyrosse Animation Loisir" ouvre alors une section échasses et une lettre de "recrutement" est envoyé aux enfants de la commune de Saint Vincent-de-Tyrosse. Les entraînements se poursuivront dans les arènes de la ville. Des papas et mamans commencent alors à suivre leurs enfants et à participer à la vie de la section échasses.

A partir de la saison 1982-1983, les entraînements seront dispensés dans la cours de l'école primaire forts du succès auprès des enfants scolarisés mais aussi et surtout grâce à l'aide amicale des groupes d'Ondres (Les bergers du Seignanx) et d'Hossegor (Lous Paloumayres*) venus former nos jeunes échassiers.

Un 1er spectacle est mis en place et sera présenté à 7 reprises à l'occasion des fêtes locales ainsi qu'à Saubion et à Orx.

Pour la 1ère fois en 1983, 3 de nos tchancaïres* participeront, de façon très honorable, aux courses d'échasses du Challenge Sud-Ouest.

Le groupe folklorique "Lous Crabots de Semisens" fut créé en 1984 au Journal Officiel.

Le TAL décide alors de faire don des échasses, peaux de moutons et costumes au groupe Lous Crabots de Semisens (les petites chèvres de Saint Vincent).

*Lous Paloumayres / los palomaïres = les chasseurs de palombes

*Tchancaïres / = échassiers

Origine des échasses

En France, nous avons la preuve de l’utilisation  de courtes échasses ou de patins pour se protéger de la boue, dès 1925. Et, en ce qui concerne les échasses proprement dites, c’est en 1627 que l’on observe le premier échassier sur une gravure de La Rochelle mais on ne trouve aucun écrit relatant de leur utilisation dans les récits de voyages qui ont traversé les Landes, jusqu’en 1714. Nous savons que les échasses étaient utilisées dans les Flandres, mais il ne s’agissait pas d’échasses fixées aux jambes comme on peut le voir dans les Landes.

La région des Landes est décrite par Strabon (58 av. J.C.), un des premiers géographes de l’Antiquité, comme étant une région sablonneuse, marécageuse et boueuse, donc totalement propice à l’utilisation des échasses pour se déplacer entre ces zones. A partir de 1714, l’existence de ces géants est relatée dans un grand nombre de récits marquant la propagation de cette utilisation de Bordeaux à Bayonne au travers d’un territoire très impraticable.

Cependant, il semble qu’à l’apogée de cette pratique, à l’époque du plein emploi des échasses, Guillaume Desbiey (1725-1785), lance l’idée de l’exploitation du pin maritime, tant pour fixer les dunes que pour assainir et mettre la lande en valeur.

Napoléon III décide alors de rendre ce territoire plus sain et productif  par la mise en application, avec l’aide de Chambrelent et Crouzet, de la loi du 19 juin 1857, également appelée loi relative à l'assainissement et de mise en culture des Landes de Gascogne. En 1900, la nouvelle forêt est alors en pleine prospérité, mais la plantation de pins et le creusement des fossés amènent à la disparition peu à peu des troupeaux et de leurs bergers sur échasses. Aussi, vers 1920, les derniers bergers étaient reconvertis en résiniers ...

Il semble donc bien que la plantation de la forêt marque la fin de toute une génération de bergers utilisateurs d’échasses à des fins que l’on peut qualifier de professionnelles.

C’est ainsi qu’à partir de cette époque, petit à petit, la pratique des échasses s’estompe du point de vue utilitaire et devient au fil des années, une pratique plus « folklorique». En effet, dans le même temps, les bergers ont commencé à utiliser les échasses pour des jeux et ils se sont aussi mêlés aux danses des autres villageois.

En outre, on se retrouve donc dans une nouvelle dynamique concernant cette pratique et plus généralement concernant la pratique globale du folklore landais se déclinant sous de multiples traditions selon les divers endroits où il est réalisé. On considère cependant, à partir de références fédérales transmises dans les divers groupes, que c’est en 1889  qu’est apparu le premier groupe de danseurs sur échasses, fondé à Arcachon par Sylvain DORNON. Soit, on prétend donc son utilisation à des fins dansantes antérieures avant même la construction de « la forêt des Landes ». Sa première danse fut "Lou Quadrilh dous Tchancats".

Ce même Sylvain DORNON a aussi été à l'origine de nombreuses épopées sur échasses en ralliant en 1891 Paris à Moscou, soit 2850 km, en 58 jours. Il est donc aussi déterminé comme le novateur d’une autre pratique des échasses, celle de l’utilisation des échasses comme sport au travers de courses qui peuvent se transformer en de réels parcours sur longue distance, plus ou moins périlleux.

On arrive donc ici après ce bref rappel, historique, à la dimension actuelle du folklore landais. Dans les années 1970/1980, les groupes d’échassiers landais étaient nombreux et diversifiés. Avec l’évolution du temps et des mœurs, on en trouve encore une quinzaine aujourd'hui qui animent les saisons estivales sur côte et dans les terres par des spectacles folkloriques ou des courses de vitesse. Composés de nombreux participants qui évoluent tant au sol que sur échasses, l’objectif principal est de respecter et transmettre les coutumes et savoirs landais. Diverses et variées, les danses se succèdent, basées sur un répertoire commun, évoluant autour de rondeaux, danses principales de nos landes sous multiples formes et multiples musiques. Le nom de ces rondeaux est généralement celui de la commune où il a été recueilli et sa pratique se réfère à d’anciennes coutumes paysannes. A ceci, il faut ajouter quelques rondeaux adaptés aux échasses par les groupes actuels, des rondes enfantines connues de toute la France ainsi que quelques créations inspirées, pour la plupart par des thèmes landais.

Enfin, on observe des danses qui étaient à la mode dans les années 1880-1890, où l’on trouve une quantité de polkas, mazurkas, toutes de provenance « exotique ». Leurs membres participent aussi aux activités organisées par  la Fédération des Groupes Folkloriques Landais (FGFL).

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